Emmanuel Macron : 1 an à la tête d’un pays qu’il ne comprend pas

Le 6 mai 2017, Emmanuel Macron a été élu président de la République. Un an plus tard, il apparaît coupé des réalités et des attentes des Français. En voici sept illustrations :

Il ne comprend pas le ras-le-bol des classes moyennes, des familles et des retraités. Alors que la France est n°1 mondial des impôts en 2017 selon Eurostat, Emmanuel Macron les a à nouveau augmentés cette année : hausse de la CSG pour huit millions de retraités parfois modestes, hausse sans précédent des taxes sur le gaz, le fioul, le gasoil et l’essence. Et son ministre de l’Economie nous indique qu’« il n’y a pas de ras-le-bol fiscal »… Alors que la natalité est à un plus bas historique, Emmanuel Macron baisse la prestation d’accueil du jeune enfant et prive des milliers de familles de la prime de naissance.

Il ne comprend pas que prendre sa voiture n’est pas toujours un choix. Emmanuel Macron matraque fiscalement les automobilistes. Un plein de 50 litres de gasoil par semaine coûte 200 € de taxe en plus cette année. Et de nouvelles hausses de taxe sont prévues jusqu’en 2022. Emmanuel Macron s’acharne contre les automobilistes avec la limitation généralisée à 80 km/h imposée en juillet prochain, l’augmentation du coût et de la fréquence des contrôles techniques et la privatisation des radars mobiles dans le seul but de rapporter plus à l’Etat. Prendre sa voiture pour aller travailler n’a jamais coûté aussi cher.

Il ne comprend pas la submersion de la France par l’immigration de masse. Il n’y a jamais eu autant d’immigrés sur notre sol et Emmanuel Macron augmente l’immigration (+ 262 000 immigrés légaux en 2017, un record depuis 43 ans) en nous indiquant que « c’est une chance ». Il baisse le budget de la lutte contre l’immigration illégale (- 7%) tout en augmentant celui de l’AME (+ 13%). Il fait voter l’extension de la réunification familiale des mineurs isolés à leurs frères et sœurs, se fixe l’objectif de doubler le nombre d’étudiants étrangers venus des pays émergents alors qu’il est déjà à son plus haut niveau historique et propose la création d’un fonds européen pour les collectivités accueillant des migrants alors que nos frontières extérieures sont des passoires… Avec Emmanuel Macron, l’immigration est en marche alors que c’est aux Français de décider qui entre en France.

Il ne comprend pas la flambée de la délinquance. Face à une explosion des violences gratuites et des agressions contre les forces de l’ordre, Emmanuel Macron refuse l’instauration de peines-plancher et propose moins de peines de prison. Pour lutter contre la surpopulation carcérale, il veut moins de peines de prison et divise par deux son objectif de construction de nouvelles places de prison : 7 000 au maximum sur le mandat contre 15 000 promises pendant la campagne.

Il ne comprend pas la pression communautariste. Emmanuel Macron a repoussé maintes et maintes fois le discours qu’il devait prononcer sur la laïcité. Plutôt que de la protéger, il s’attaque à la « radicalisation de la laïcité » sans dénoncer la radicalisation de l’islam qui a tué 252 personnes en France depuis 2012. Il a une position ambiguë sur le port du voile des accompagnatrices scolaires et déclare aux autorités religieuses : « tâtonnons ensemble de manière ouverte. » Selon le porte-parole du gouvernement, dénoncer le séparatisme islamiste de certains de nos quartiers est « stigmatisant ». Face à une pression communautariste sans précédent, le déni et l’impuissance d’Emmanuel Macron sont accablants.

Il ne comprend pas l’ampleur de la menace terroriste. Emmanuel Macron nous a sortis de l’état d’urgence pour « rétablir les libertés des Français » et s’est prononcé contre la déchéance de nationalité, contre l’internement préventif des individus les plus radicalisés et contre l’expulsion systématique de ceux qui sont étrangers. Il s’est montré triomphaliste face à Daech et a laissé son ministre de l’Intérieur nous expliquer que le niveau de la menace avait baissé. Il ose recourir à l’excuse sociale des islamistes en prétendant que « ce sont des jeunes à qui la République n’a rien proposé ». Il n’a pris aucune mesure pour mieux protéger les Français. Le nombre de perquisitions antiterroristes (9 depuis la sortie de l’état d’urgence), d’assignations à résidence (36 depuis la sortie de l’état d’urgence), de fermeture de mosquées (3 depuis la sortie de l’état d’urgence) ou d’expulsion d’étrangers radicalisés (20 en un an) sont dérisoires eu égard à l’ampleur de la menace.

Il ne comprend pas l’aggravation des fractures entre territoires. Emmanuel Macron ferme des centaines de classes dans les territoires ruraux et ne fait rien pour sauver les milliers de kilomètres de petites lignes ferroviaires menacés de fermeture. Il baisse la dotation forfaitaire de 22 000 communes sans que l’Etat ne fasse aucun effort contre le gaspillage de l’argent public : ses dépenses augmentent au contraire de + 7,3 milliards d’euros cette année. Il s’apprête à réinjecter des milliards d’euros dans la politique de la ville mais ne mène aucune politique des campagnes, aucune politique d’aménagement du territoire.

Les Républicains soutiennent toute réforme allant dans le bon sens, celui de l’intérêt de la France et des Français. Ainsi, nous soutenons les réformes du Code du travail, de la SNCF ou de l’Education nationale (notamment le retour du grec, du latin ou de la dictée quotidienne). Mais nous nous opposons fermement à la politique du gouvernement dès qu’elle apparaît coupée des réalités des Français, comme c’est manifestement la cas sur l’immigration et les impôts qui sont à leur plus haut niveau historique.

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