Précampagne électorale : François Hollande distribue 10 milliards

Confronté à ses échecs en cascade et à une popularité qui ne cesse de chuter, François Hollande réactive les vieux réflexes clientélistes socialistes. Et peu importe pour les comptes de l’État, si les promesses faites ne sont pas financées. L’important c’est de faire oublier son bilan calamiteux.

10 milliards d’euros : C’est le montant des dépenses non-financées annoncées par François Hollande, dont la campagne électorale pour sa réélection à bel et bien commencée !

Les promesses électorales de François Hollande s’avèrent être déjà très coûteuses : 10 milliards € rien qu’en 2016 !

François Hollande a échoué à inverser la courbe du chômage, à redresser les comptes publics et à ce que la jeunesse vive mieux en 2017 qu’elle ne vivait en 2012. Mais tout cela a peu d’importance puisqu’il a une solution pour rattraper une situation politique qui lui échappe totalement : 10 milliards d’euros de dépense publique supplémentaire et des promesses clientélistes.

La « garantie jeune universelle » pourrait coûter au moins 420 millions d’euros en 2016 puis le double en 2017. Au total, cette seule promesse alourdira les finances de l’État de 1,3 milliard d’euros. On se demande bien qui va payer…

Mais les fonctionnaires ne sont pas en reste : l’accord sur la modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations coûtera 5 milliards d’euros par an à l’horizon 2020. Et puisqu’après tout, « ça ne coûte rien » (« c’est l’État qui paie », François Hollande au 20h de TF1, le 06/11/2014), le dégel du point d’indice augmentera les dépenses publiques de 2,5 milliards d’euros par an, sans aucune réforme qui l’accompagne.

À tout cela ajoutons encore le « plan d’urgence pour l’emploi » annoncé le 18 janvier 2016 – dont le coût sera d’au moins un milliard d’euros pour l’État –, l’augmentation de 3 à 5 milliards d’euros d’ici à 2020, des financements pour l’action pour le climat ou encore la généralisation du service civique…

La campagne présidentielle de François Hollande s’avère déjà extrêmement coûteuse. Rien n’est de trop pour sauver un président-candidat dont la popularité est au plus bas. Seulement, à la fin, ce sont les Français qui paieront l’addition. Et elle promet d’être très salée !

Toutes ces promesses se font au prix de manœuvres sans limite du candidat Hollande !

Si, en 2015, des circonstances exceptionnelles ont réduit, en apparence, les dépenses de l’État (moindre prélèvement sur recette au profit de l’Union européenne : un milliard d’euros ; annulations sur la charge de la dette de 2 milliards d’euros…) en 2016, la situation sera bien différente.

Les dépenses ne seront pas maîtrisées en 2016 : les circonstances exceptionnelles ne se reproduiront pas. Mais, là encore, les socialistes ont une solution qui est de reporter à 2017 les dépenses promises. En plus de coûter cher au contribuable, François Hollande fait payer sa campagne électorale par la prochaine majorité.

Mais tous les cadeaux consentis en vue de préparer sa réélection très improbable ne feront pas oublier aux Français le désastreux bilan et les innombrables échecs du pouvoir socialiste !

En 2017, les Français attendent l’alternance !

À vouloir satisfaire et sa gauche et les entreprises, François Hollande a fini par ne contenter personne !

Alors que Manuel Valls promettait d’instaurer un plafond pour les indemnités prud’homales de licenciement, finalement, il ne sera qu’indicatif… Il aura suffi que quelques députés frondeurs fassent du tapage autour de cette question pour que le gouvernement cède. Ayant contenté les syndicats, il a de plus vendu cette non-réforme comme une grande avancée (la loi Macron prévoyait déjà un plafond indicatif).

La liste des perdants est longue à commencer par les patrons de PME/TPE qui ne gagnent pas en flexibilité car ils ne pourront pas y recourir avec souplesse. Malgré cela, Manuel Valls et Myriam El Khomri claironnent.

À vouloir ménager la chèvre et le chou en vue de 2017, François Hollande reste l’homme de la synthèse molle qu’il était lorsqu’il était premier secrétaire du PS.

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